A l'exception de 1930 où elle n'était pas inscrite et de 1958 où elle ne s'est pas qualifiée, l'Italie a disputé les seize autres phases finales de la Coupe du Monde de la FIFA. Une performance qui reflète le caractère d'une formation toujours plus à l'aise en compétition que dans un match amical.
Pays de football par excellence, où la vie s'arrête tous les dimanches à 15 heures pour vivre au rythme de la Serie A, l'Italie a toujours pu compter sur des fuori classe issus d'un championnat très élitiste et qui exportait peu ses joueurs jusqu'à ces dernières années.
C'était déjà le cas en 1934 et 38, lors de ses deux premières victoires contre la Tchécoslovaquie (2:1) puis la Hongrie (4:2), où la Nazionale était emmenée par des joueurs aussi charismatiques que Giuseppe Meazza, Giovanni Ferrari, Angelo Schiavo, Silvio Piola sous la direction de Vittorio Pozzo.
Après la guerre, l'Italie va connaître une longue période de vache maigre avec comme point d'orgue la défaite en 1966 contre la RDP Corée 0:1 à Middlesbrough, pour l'une des plus grosses sensations de l'histoire de la Coupe du Monde de la FIFA.
Mais la main mise des clubs italiens sur le football européen va contribuer à la relance de la Squadra Azzurra qui remporte d'abord le championnat d'Europe des Nations 1968 avant de disputer et gagner une demi-finale historique contre la République fédérale d'Allemagne (4:3) en 1970 au Mexique. Les Giacinto Facchetti, Gianni Rivera, Alessandro Mazzola, Luigi Riva et autres Roberto Boninsegna s'inclineront ensuite en finale contre le Brésil (1:4) mais la mémoire collective se souvient surtout de cette demi-finale.
L'Italie a remporté son troisième titre en 1982 en Espagne, notamment grâce aux performances de son capitaine Dino Zoff (40 ans), Marco Tardelli, Franco Baresi et de son buteur Paolo Rossi qui a littéralement plané sur le tournoi à partir des matches à élimination directe - coup du chapeau contre le Brésil puis doublé contre la Pologne.
Dans les années 90, l'Italie des Paolo Maldini, Roberto Baggio et Roberto Donadoni - l'actuel sélectionneur - va être victime de la malédiction des tirs au but avec trois défaites en phase finale de Coupe du Monde de la FIFA: 1990 (défaite en demi-finale contre l'Argentine), 1994 (défaite en finale contre le Brésil) et 1998 (défaite en quarts contre la France). Sans parler du but en or de la France en finale de l'Euro 2000... Cette incroyable série se poursuit en 2002 avec une élimination en huitièmes de finale au but en or contre la République de Corée.
Mais en 2006, alors que le football italien est dans la tourmente en raison d'un scandale impliquant certains des clubs les plus puissants du pays, la Nazionale monte en puissance au fil des rencontres avant de s'imposer pour une fois aux tirs au but contre la France. Gianluigi Buffon, Fabio Cannavaro, Andrea Pirlo sont les vedettes d'une équipe en pleine mutation qui voit arriver au pouvoir des joueurs aussi prometteurs qu'Andrea Barzagli, Giorgio Chiellini, Daniele De Rossi, Manuele Blasi, Mauro Esposito, Luca Toni, Alberto Gilardino et Vincenzo Iaquinta.
Une nouvelle vague qui ne demande qu'à prendre le pouvoir. Son premier coup d'éclat date des qualifications pour l'Euro 2008 où la Nazionale est sortie en tête d'un groupe comprenant notamment la France, l'Ecosse et l'Ukraine.
PALMARES
1930 Uruguay
1934 Italie
1938 Italie
1950 Uruguay
1954 RFA
1958 Brésil 1er
1962 Brésil 1er
1966 Angleterre
1970 Brésil 1er
1974 RFA
1978 Argentine
1982 Italie
1986 Argentine
1990 Allemagne
1994 Brésil 1er
1998 France
2002 Brésil 1er
2006 Italie
2010 ????